Ceux que l’on nomme improprement, les "intellectuels français" accusent l’Occident en général et les américains en particulier, de culpabilité dans tous les évènements dramatiques qui nous arrivent. A mots plus ou moins couverts, ils ont quasiment dit que, nous ne l’avions pas volé. L’attentat de New-York serait proportionnel à l’arrogance des Etats-Unis.
Cette étrange catégorie de citoyens, typiquement française n’est certainement pas habilité à juger de la situation. Ce n’est pas parce que l’on est écrivain ou philosophe ou spécialiste de l’antiquité ou chercheur que l’on a la capacité de se prononcer sur le destin du monde. De la même manière scélérate, cet establishment a soutenu inconditionnellement par le passé, le communisme responsable de plusieurs centaines de millions de morts. S’il soutient ce fascisme islamique, c’est dans le but, non avoué, de nous faire douter de nous-mêmes. Cette pratique ridicule de fin de civilisation, alliée à celle qui consiste à se repentir ou s’excuser à la place des colonialistes, des conquérants d’autrefois ou pourquoi pas des croisés, sont intolérables. L’Occident ne fû pas moins esclavagiste que l’Empire Ottoman par exemple et il y a eu proportionnellement à la population, plus d’esclaves noirs au Moyen-Orient qu’en Amérique. Qu’attendons-nous pour porter plainte contre les Romains pour la mort de Vercingétorix devant la Cour de La Haye ? En fait cette engeance déteste plus l’Amérique pour ce qu’elle fait bien que pour ce qu’elle fait mal. Elever Ben Laden et son fascisme islamique en substitut au totalitarisme socialo communiste est devenir son complice simplement par approbation. Et par voie de conséquence, cela entraîne dans son sinistre sillage la social-démocratie tout en la discréditant.

L’anti-américanisme ! Voilà le moteur de toutes les oppositions auquel s’ajoutent naturellement les organismes génétiquement modifiés, la pauvreté doctrinale de l’écologie sous couvert d’arguments pseudo-scientifiques et grand renfort de craintes orchestrées, l’anti-mondialisation, etc, tout est devenu une idéologie de substitution chez ces militants que la fin de la guerre froide, la disparition du grand espoir à l’Est ont laissé orphelins. Qu’à cela ne tienne, pêle-mêle tout est bon, les organismes génétiquement modifiés, Davos, Seattle, la vache folle, le réchauffement non avéré de la planète, l’énergie nucléaire, la mondialisation, l’Amérique, etc, voilà l’ennemi, celui qu’on espérait afin de reprendre la lutte pour que le combat continue, contre les libéraux, le marché, les américains, contre les incurables optimistes qui croient encore au progrès.

Comme l’a parfaitement rappelé récemment Jean-François Revel, c’est l’Europe qui a déclenché au siècle passé les deux plus grands cataclysmes de l’histoire de la planète et on a été bien heureux de trouver les américains pour y mettre fin. Ce sont aussi les européens qui ont inventé les deux régimes siamois les plus absurdes et les plus sanguinaires qu’ont été le communisme et le nazisme. Enfin la présence des juifs en Palestine est le résultat de l’antisémitisme européen qui les a chassés en terre étrangère. Autant qu’il sache cela n’a pas été davantage la volonté américaine. Simon Perez de façon sournoise, pour bien embarrasser la diplomatie française, vient lors d’un récent passage à Paris, de rappeler que c’est la France qui a offert l’arme atomique aux israéliens. Point d’américain dans cette affaire. Dans l’Europe de l’Est socialo-marxiste qui creva de faim jusqu’aux années quatre vingt-dix, seuls les détenteurs de dollars, apparatchiks de tous bords, avaient un léger bien-être complémentaire grâce à cette devise. La banque centrale américaine n’avait pas pour autant, jeté son dévolu sur le pacte de Varsovie, cela se saurait. Les cassandres prédisaient qu’ils n’iraient jamais en Yougoslavie parce que, à la différence du Moyen-orient, il ne s’y trouve pas de pétrole. Là aussi, ils sont allés et pratiquement seuls. Les exemples peuvent être multipliés à l’infini. Ces primates vociférateurs et casseurs (sic) de l’anti-mondialisation ou anti-américanisme sont en tous points comparables aux opposants à l’Europe balbutiante des années cinquante. Fort heureusement les pères fondateurs ont su résister à ces prophètes de malheurs et ces faiseurs de conflits, les mêmes qu’aujourd’hui, assurant ainsi un demi-siècle de paix en Europe. Les colombes sont toujours les vrais fauteurs de guerre. L’Histoire nous le rappelle douloureusement. " Plutôt Hitler que la guerre " prônaient-ils ! Ils ont eu Hitler et la guerre !

Ces idéologies naissent essentiellement de l’esprit de ressentiments et non comme on le croit communément de l’esprit tout court ou de la pauvreté du tiers monde ou encore d’injustices. Nos démocraties, rongées par la fable d’un développement serein et un laisser aller généralisé, ne savent pas répondre à ces saboteurs. Le déclin des civilisations a toujours été politique, la notre n’échappe pas à la règle. Thucydide nous le montrait déjà à propos de la Grèce. Au lieu de chercher le bouc émissaire américain, balayons devant notre porte, l’Amérique est forte par défaut. Son unilatéralisme est la conséquence, non la cause, de la baisse de puissance du reste du monde. Seule une civilisation forte et fière de l’être peut croître, embellir, donc survivre. Si vis pacem para bellum.

J.E. de Trentinian