D’où sort donc l’agité qui éructe en page 12 du numéro 42, chronique aussi imbécile que suffisante, pleine de contresens et entachée de grossières fautes de français.

Son analyse pourrait être celle d’un étudiant de fin de second cycle qui aurait passé plus de temps à manifester qu’à étudier.

Si c’est tout ce que vous avez à offrir à votre lectorat, il faut que la pensée politique en France soit tombée dans le caniveau. Je ne pouvais pas imaginer qu’on pût encore lire ailleurs que dans les pages du journal de Lutte Ouvrière que Tchernobyl, les sousmarins échoués de la mer de Barentz, le fait que 5 des 10 villes les plus polluées du monde soient chinoises, étaient des catastrophes écologiques à porter au débit du capitalisme transnational. Si la dénonciation de la pollution est une louable initiative, il ne suffit pas de brandir des hochets pour en démontrer les vertus. Ce sujet grave mérite une analyse sérieuse et argumentée plutôt qu’un fatras de tartes à la crème destiné à la promotion d’une idéologie qui a fait la preuve de sa brutalité et de son iniquité.

Pauvre Alexis de Toqueville, pauvre Raymond Aron, votre œuvre a décidément été bien inutile pour que de telles
marionnettes viennent nous asséner des points de vue qu’on n’entend même plus dans les congrès de la Gauche.

Jean-Marc DERUELLE
BERNE