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La plupart des instituts de conjoncture, réunis au sein de la Commission Economique de la Nation, considèrent que l'économie française connaîtra en 2001 une croissance comprise dans la fourchette entre +3 et +3,6%.
I LES HYPOTHÈSES D'ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL ET EUROPÉEN POUR L'ANNÉE 2001
1 - La croissance mondiale en 2001
Selon le Fond Monétaire International, l'impact de l'augmentation du prix du
pétrole sur la croissance mondiale serait de - 0,5 point, par rapport aux prévisions présentées en septembre 2000 par le FMI, ce qui correspondrait à une croissance mondiale de l'ordre de +3,75%.
2 - La croissance dans la zone euro en 2001
Les instituts, qui ne s'accordent pas sur ce point, estiment que la croissance dans la zone euro devrait varier entre +3% et +3,6%, pour les plus optimistes qui envisagent une accélération de la croissance grâce, en particulier, à la diffusion des technologies de l'information et de la communication en Europe. En ce qui concerne le taux de change de l'euro, facteur pouvant susciter une croissance plus forte, la fourchette d'évaluation est assez large, entre 0,90 dollar et 1,08 dollar.
II LES PRÉVISIONS POUR L'ÉCONOMIE FRANÇAISE
1 - La croissance
Les scénarios de croissance présentés par les différents instituts, pour l'année 2001, se rejoignent sur la prévision d'une croissance de l'ordre de +3,3%. La croissance mondiale devant légèrement ralentir en l'an 2001, la progression des exportations françaises ralentirait également, avec un taux compris entre +6,2% et +8,4%.
2 - La demande intérieure et les prix
Pour les instituts de conjoncture, parmi ceux représentés dans la Commission Economique de la Nation, la croissance de la dépense de la consommation des ménages serait comprise entre +2,5% et +3,3%. En 2001, l'inflation serait plus faible qu'en l'an 2000. Les instituts prévoient, en moyenne, une croissance des prix à la consommation de 1,2%, avec une fourchette comprise entre +0,9% et 1,7%.
3 - L'emploi et le chômage
L'emploi salarié progresserait de +2,5% en l'an 2001, selon la moyenne des instituts (soit environ +420'000 emplois).
Les prévisions de chômage, pour l'année 2001, se situent dans une échelle comprise entre 8,4% et 9,1%.
II INCERTITUDES ET ALÉAS DE CES PRÉVISIONS
1 - Le prix du pétrole
Les perspectives de croissance, en l'an 2001, sont soumises à des facteurs d'incertitudes non négligeables, facteurs pouvant susciter une croissance plus faible. En particulier, l'impact de l'augmentation du prix du pétrole sur la consommation des ménages semble difficilement prévisible. Selon l'OCDE, si le prix moyen du baril brut, en 2001, était de 33 dollars, au lieu des 23 retenus comme l'hypothèse dans les prévisions qui ont été récemment faites, l'impact sur la croissance du PIB dans l'Union Européenne serait de -0,5 point et celui sur l'inflation pourrait atteindre 0,8 point.
2 - Une offre insuffisante
Par ailleurs, certains économistes estiment que l'infléchissement de la croissance, observé au cours du premier semestre 2000, provient des contraintes pesant sur l'offre, et plus particulièrement sur le travail, dans la mesure où le volume d'heures travaillées aurait diminué depuis un an.
3 - Le risque de rupture sur les marchés financiers
Les différents instituts s'inquiètent également des risques de rupture brutale sur les marchés financiers.
L'AFEDE, le BIPE, la Caisse des dépôts et consignations, le Centre d'observation économique, l'Expansion, le GAMA, l'OFCE et Rexecode.
Yves DONIN de ROSIERE
Conseiller du Commerce
Extérieur de la France
Source : Service des Etudes, Division des études macro-économiques, Sénat.
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