Historique

La technologie des semi-conducteurs et le traitement de données ont fusionné en 1971 quand une petite société appelée "INTEL", issue à l’époque d’une décision du géant américain IBM d'outsourcer cette activité, conçut son premier microprocesseur, c’était le début d’une révolution technologique qui, depuis, a modifié de nombreux aspects de notre vie.

La "PUCE" prenait son envol. En terme d’électronique, cette puce symbolisait la possibilité de concentrer la puissance d’un ordinateur sur quelques millimètres carrés de silicium. Bon marché eu égard à sa puissance, cette innovation ouvrit la porte à des milliers de nouvelles applications dans :

Le médical, l’automobile, les télécommunications, les jouets, les calculatrices, les appareils ménagers, les commandes de processus, les acquisitions de données, etc..

En 1979, grâce à la compétence d’une équipe d’ingénieurs spécialisés dans la technologie des microprocesseurs travaillant chez MOTOROLA SEMICONDUCTEUR, la société GESPAC était crée. Leur but était de fabriquer des sous-ensembles de micro-ordinateurs, peu coûteux, intégrant ces nouvelles technologies.

En 1980, GESPAC acceptait de vendre une licence de fabrication à THOMSON SEMICONDUCTEUR qui devenait ainsi une seconde source. Cet accord se concrétisait dans l’utilisation du Bus G-64 comme standard sur les cartes GESPAC et THOMSON. Un standard industriel était né.

En 1984, GESPAC s’implantait physiquement aux Etats-Unis, dans la banlieue de Phœnix, Arizona.

En 1987, GESPAC sortait la première carte 3U 80 286/MS DOS.

En 1989, GESPAC commercialisait son logiciel GESPC WINDOWS.

En 1995, avec cinq partenaires américains, GESPAC élabore le CompactPCI.

En 1997, GESPAC était le premier constructeur au monde à développer et commercialiser une carte POWER PC CPU en 3U sous standard CompactPCI.

En 1999, les ingénieurs GESPAC ont développé et mis au point trois produits révolutionnaires dont un programmateur médical, conçu pour SANOFI-SYNTHELABO, commercialisé sous forme d’une valise de test destiné à régler automatiquement les pacemaker en fonction du besoin du patient et permettre aussi d’établir au moyen de sondes et de capteurs, un diagnostic sur son état cardiaque, une carte électronique Pentium III industrielle au format 3U ; ainsi qu’une carte PowerPC de format 3U de 3ème génération.

Le succès industriel est commercial de GESPAC repose sur une prise en charge complète des produits "clé-en-main" mais surtout sur la compétence de ses ingénieurs, tous guidés par un même esprit novateur. En 1979, alors que l’électronique n’était qu’un complément d’amélioration aux machines, GESPAC comprit rapidement qu’il fallait au contraire placer l’électronique au centre du développement et connu ainsi un succès quasi immédiat.

Certains d’entre vous n’ont peut-être jamais entendu parler de GESPAC. Et pourtant, cette entreprise de très haute technologie spécialisée dans les cartes électroniques figure aujourd’hui parmi les cinq premiers producteurs des micros ordinateurs industriels et est de surcroît installée en Suisse depuis 20 ans.

GESPAC, c’est l’histoire d’un français venu semer ses cailloux en Suisse en 1979, alors que les Helvètes installaient plus volontiers leurs activités en Asie ou dans les régions défiscalisées de l’Union Européenne. En 1987, huit années seulement après sa création, GESPAC se voit décerner le prix du Mérite Industriel par la ville de Genève.
Frantz-Pierre BRIDOUX, né dans le Nord de la France, diplômé de Paris-Dauphine est président Directeur Général de GESPAC et depuis le début de l’année 1999 en est devenu le propriétaire.

Cette société de 90 employés dont 55 basés à Genève, des filiales en France, Allemagne, Etats-Unis et au Japon travaille avec les plus importants groupes mondiaux d’électronique industrielle, la liste des sociétés clientes parle d’elle-même : MATRA, AEROSPATIALE, THOMSON, DAIMLER BENZ, SIEMENS, HEWLETT-PACKARD, ALSTHOM, ELA MEDICAL, GENERAL ELECTRICS, etc.

Avant d’atteindre des sommets, Frantz-Pierre BRIDOUX et son équipe ont, jour après jour,
conserver la même rigueur dans leur travail et, surtout, développer en permanence des produits toujours plus performants et compétitifs. Alors qu’elle a bien failli disparaître en octobre 1992, GESPAC dispose actuellement d’un important carnet de commandes d’une année. Son chiffre d’affaires atteindra 35 millions de francs cette année pour 28,5 millions en 1998 et 11 millions en 1995. L’an prochain, le groupe prévoit d’accroître sa force de travail d’une quinzaine de salariés à l’interne et d’autant chez ses sous-traitants.
Aujourd’hui, après avoir été recapitalisée grâce, en partie, à un fond autrichien (AAA Beteiligungs Invest) pour 15 %, GESPAC poursuit son chemin qui devrait l’emmener tout droit vers une introduction en bourse au second marché de Paris, l’année prochaine. Cette introduction sur le marché boursier permettra à GESPAC de doubler son chiffre d’affaires et offrira également une plus grande visibilité au groupe.

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Yves DONIN de ROSIERE
Conseiller du Commerce Extérieur de la France