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| Meilleurs vœux ! Au seuil du troisième millénaire, il n’est question que de "bug" (pourquoi pas bogue ?), de mondialisation, d’internet et autres " affaires ". Les plus sages évoquent l’écologie, la démographie ou les droits de l’homme. Rares sont ceux qui rappellent que l’an 2000 est aussi le vingtième centenaire de la naissance du Christ. Quelque soit l’appartenance confessionnelle des uns ou des autres et cela demeure vrai pour les agnostiques et les athées - le message de celui-ci conserve une portée universelle, à méditer pour l’avenir. L’amour du prochain, ou à défaut, au moins le respect d’autrui, l’esprit de tolérance, la pratique de la charité dans un monde de disparités économique et sociale, demeurent les gages d’une coexistence paisible des individus comme des peuples. Si la compétition, voire la concurrence sont, et seront toujours, les ferments du progrès, l’écrasement des plus faibles par les plus forts, l’exploitation des moins armés par les plus puissants, portent en germe des conflits inéluctables, aux redoutables conséquences. La formidable explosion des moyens technologiques ne peut qu'aviver la tentation d’hégémonie et de domination, avec leurs pires dérives. Qu’importe que l’homme débarque d’ici peu sur d’autres planètes, qu’est-ce qu’apportent les plus folles inventions scientifiques, si, simultanément, l’humanité se réduit au clonage de robots sans âme ? Que signifient le progrès médical, la prolongation de la vie, s’il en résultent plus de laissés-pour-compte dans un monde égoïste, cruel et cynique. Le tournant du siècle requiert davantage de réflexion, voire de résipiscence, si nous voulons réaliser le bonheur que chacun appelle de ses vœux. Jean Pierre FRANCOIS |