
Le lourd héritage du vingtième siècle comporte, entre autres, un legs destructeur : la famille désintégrée. La dégradation des mœurs et des comportements ne cesse d’affecter la structure fondamentale de nos sociétés. Divorce généralisé, union libre et concubinage, malthusianisme égoïste, homosexualité de remplacement, telles sont les principales causes de l’atteinte portée à l’institution du mariage. La démographie s’en ressent, en dépit de la multiplication parallèle de foyers monoparentaux et de naissances extra-conjugales. Nos pays connaissent ainsi une stagnation, voire pour nombre d’entre eux, un déficit démographique, propres à générer d’importants problèmes, notamment aux plans social et économique. Ainsi, l’accroissement progressif de la tranche la plus âgée de la population et le déséquilibre subséquent entre actifs et retraités, imposent aux premiers un fardeau de plus en plus lourd pour entretenir les seconds. Nos systèmes d’assurance sociale sont d’ores et déjà insuffisants pour pallier cette disparité.
L’éclatement du cadre traditionnel de la famille entraîne, en règle générale, des perturbations psychologiques et morales chez les enfants et adolescents, déstabilisés par une solution de continuité, l’effondrement ou le défaut d’une union parentale, gage habituel de sécurité et d’équilibre. Ni l’école, ni la rue ne sauraient remplacer, à cet égard, le cocon familial. Les multiples dérives - échecs scolaires, violence, drogue, délinquance juvénile - en constante augmentation, en fournissent la triste illustration.
La religion freinait, autrefois, les tentations de contrevenir aux règles morales, la peur du gendarme celles de violer la loi
Le laxisme ambiant a affaibli les digues salutaires qu’assuraient l’exemple ou la pédagogie parentale.
Les déficiences sont nettement moindres, ou largement compensées par une démographie galopante des peuples du tiers monde. Le paradigme du " chacun pour soi " fait de plus en plus de ravages. De dislocation familiale en fracture sociale, nos sociétés finiront par être vaincues par le nombre.
Autres mœurs, autres destins ! |