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Reproduction à l’identique d’une galère du XVIIe siècle
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'ne copie de galère, unique au monde, et conforme à celles qui sillonnaient la Méditerra-née au cours des siècles passés, est en cours de construction. Parfaitement décalquée sur les documents datant de 1691, elle est l’œuvre de l’architecte naval français Michel Ormières. Ces plans, originaires du Musée de la Marine de Paris, seront évidemment adaptés aux impératifs de la technique et de la sécurité actuels. Construite en bois provenant essentiellement du Canton de Vaud et de communes donatrices, elle aura 55 mètres de long et pourra accueillir soixante passagers, y compris des cabines pour des croisières nocturnes de vingt-cinq personnes environ. Cette galère sera baptisée «La Liberté». Ce projet a adhéré à l’Association «Voiles Latines», elle-même proche de l’Association «Voiles du Léman » dont le siège est à Thonon, qui construit actuellement la réplique d’une barque lémanique (cf. notre précédent numéro). Ainsi, dans un futur proche, on pourra voir sur le lac Léman sillonner plusieurs bateaux identiques à ceux qui fendaient ses flots il y a plusieurs siècles.
Historique des galères Dès l’antiquité, ont été construits les premiers longs navires de guerre à rames, telles les birèmes, trières et autres galères phéniciennes puis romaines. Au Moyen Age, apparurent les galères byzantines sous la forme de dromons, bientôt suivies de navires concurrents mis au point à Venise, Malte, Gênes, Naples et Marseille, notamment les quadrirèmes et les quinquérèmes. Dès le 17e siècle, les réales, les capitanes ou les patronnes du Roi Soleil concrétisèrent la terrible exploitation de forçats et d’esclaves enchaînés, en regard desquels la galère prend véritablement son sens infernal. Les dernières galères s’affrontèrent au l 8e siècle, en mer Baltique, lors du conflit russo- suédois. Sur le lac Léman aussi!
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