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Devoir d'éminence |
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L'attitude, dans ce contexte douloureux, des plus hautes instances du pays souligne, si besoin était, le niveau lamentable de la perception du sujet. Fors quelques voix isolées de moralistes et polémistes qui tentent d'élever le débat, l'écho général ne révèle que la basse préoccupation quantitative, le combien plutôt que le pourquoi. Le chiffrage du coût par habitant, de ce que beaucoup considèrent comme extorsion, au mieux, le souci de calculer le prix de chaque mort ou le profit de chaque survivant sont les critères d'appréciation de l'événement qui a mis à nu un comportement soigneusement dissimulé. Le vrai visage de la Suisse officielle des années noires Rares sont ceux, surtout parmi les élites, disposés à évoquer, dans le miroir de l'Histoire, le vrai visage de la Suisse officielle des années noires de la barbarie germanique. Du sinistre «J», stigmate proposé par Berne aux nazis, pour discriminer les émigrants juifs, en passant par les collusions financières et économiques avec les dictatures de l'époque, on aboutit à la complicité d'assassinat de milliers de réfugiés refoulés ou livrés à leurs bourreaux. J. P. François
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| Apprentis sorciers | |
Il n’en est plus ainsi grâce au courage et à l’obstination de quelques pionnières et à l’ouverture d’esprit d’hom-mes d’Etat, ici et ailleurs, qui surent mesurer l’importance et l’impact de la présence et de la contribution féminines dans l’exercice des plus hautes responsabilités. La démocratisation de l'enseignement a, pour sa part, largement concouru à l’évolution des mentalités ségrégationnistes. A notre époque du sondage-roi, la conquête des voix d’électrices potentielles semble pousser la classe politique vers des projets démagogiques, propres à menacer une démocratie déjà fragilisée, en France, par une désorientation des citoyens, déconcertés par l’accélération du progrès technologique, la complexité des problèmes, le matraquage médiatique, et, pourquoi pas le dire, par les «affaires multiples», sape de la confiance en leurs élus. Menaces sur la démocratie Ainsi, les plus hauts responsables de l’Etat projettent d’institutionnaliser la parité hommes-femmes dans le domaine de la représentation politique, voire d’en faire une règle dans l’ensemble des activités sociales. Une telle contrainte serait ancrée dans la Constitution, à modifier à cette fin. |