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Paul Gauguin exposé
à la Fondation Pierre Gianadda
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«Paysage d’hiver, à Copenhague»
1885, huile sur toile, 46.5 x 32 cm1
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'idée d’une exposition rétrospective Paul Gauguin (1848-1903) semble s’inscrire dans la suite logique des deux expositions de la Fondation Pierre Gianadda consacrées à Degas, 1993, et Manet, 1996, ces trois manifestations proposant un regard neuf, réactualisé, sur l’œuvre de trois des plus grands peintres français du XIXe siècle.
Dans le cas de Gauguin, l’exposition organisée est véritablement et résolument rétrospective: en effet, le nom de Gauguin est à tel point synonyme de Tahiti et de son prétendu paradis tropical, que le reste de son œuvre est trop souvent passé sous silence. L’artiste a commencé à peindre au début des années 70: le premier tableau de l’exposition est un paysage de 1873 (prêt du Fitzwilliam Museum, Cambridge). Une sélection d’œuvres - portraits, paysages et natures mortes - illustre l’évolution du peintre au cours des douze années suivantes, qui correspondent à sa première période (1873-1885). Le premier autoportrait date de 1885 (Kimbell Art Museum, Fort Worth) et la série d’autoportraits présentée ici est révélatrice non seulement de l’évolution stylistique de Gauguin (qui passe de l’impressionnisme au postimpressionnisme, puis au symbolisme), mais encore d’une remise en question constante de sa conception révolutionnaire de «l’artiste».
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«L’enchanteur ou Le sorcier de Hiva-Oa»
1902, Huile sur toile, 92 x 73 cm
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C’est entre 1886 et 1891 que Gauguin trouve sa véritable identité artistique, à la faveur, notamment, de ses séjours en Bretagne -à Pont-Aven et au Pouldu-, à la Martinique (1887) et en Arles auprès de Van Vogh (1888). L’exposition présente un grand nombre d’œuvres majeures de la phase «synthétiste» ou «cloisonniste», contemporaine de «l’Ecole de Pont-Aven» dont le style émergea d’une collaboration étroite avec Emile Bernard et d’autres peintres du cénacle breton.
Les séjours de Gauguin dans les mers du Sud (en 1891-1893 et 1895 à 1903) sont illustrés par un florilège d’œuvres connues et moins connues. Les visiteurs pourront ainsi apprécier l’«authenticité» de l’idylle tropicale, observer la prolifération des talents décoratifs de Gauguin et admirer la multiplicité des techniques employées souvent de manière novatrice et expérimentale. Ainsi cette exposition, en plus d’une cinquantaine de tableaux, présentera non seulement ses éventails, aquarelles et dessins, mais également les onze lithographies sur papier jaune présentées à l’exposition Volpini de 1889, ainsi qu’un grand nombre de gravures sur bois et monotypes splendides, caractéristiques de la dernière décennie de sa vie (1893-1903). L’exposition comportera également une remarquable sélection de sculptures sur bois (bas-reliefs, sculptures en ronde-bosse de petites et grandes dimensions), illustration de toutes ses périodes.
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«La Couture»
1889, huile sur toile, 73 x 92 cm
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Pour résumer, cette manifestation montrera toutes les facettes du talent multiple de Gauguin par un choix exceptionnel de quelque 120 œuvres en provenance de grandes collections publiques et privées d’Europe, des Etats-Unis, d’Amérique du Sud et du Japon
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Exposition à Martigny du 10 juin au 22 novembre 98
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